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Mon parcours de peintre à la cire froide....
La peinture à la cire froide, une technique encore peu connue, a profondément transformé ma manière de créer et d’exprimer mes émotions. À travers ce récit, je partage mon cheminement artistique, les défis rencontrés et les rencontres déterminantes qui m’ont accompagnée dans cette exploration.
J’ai toujours aimé découvrir de nouvelles techniques artistiques pour renouveler mon approche de la peinture.
Après l’aquarelle, la peinture à l’huile, l’acrylique, la gravure, la tempera et même la sculpture… j’ai eu envie d’explorer la peinture à la cire, technique antique redécouverte au 19è siècle avec les portraits du Fayoum en Egypte.
Découverte de la peinture à la cire.
Mon intérêt pour la cire est né d’un simple coup de cœur. Lors d’une exposition, j’ai été intriguée par une petite œuvre réalisée avec un médium à base de cire. Cette découverte m’est restée en mémoire et, durant le confinement de 2020, j’ai entrepris des recherches pour en savoir davantage.
Mes premières investigations m’ont menée vers la cire chaude, aussi appelée encaustique. À l’époque, l’unique artiste francophone proposant des formations était Sophie Van Moffaert, installée dans le sud de la France. Ne pouvant me déplacer, j’ai longuement échangé avec elle. Par chance, elle venait tout juste de former Joëlle Duphil-Normand, qui enseignait à l’Université Populaire de Clamart, près de chez moi. Je me suis immédiatement inscrite à son premier stage— une expérience décisive auprès d’une pédagogue passionnée.
Équipée de mon matériel — plaque chauffante, pinceaux, cire colorée, décapeur thermique — j’ai commencé à pratiquer. Les débuts furent exigeants : la chaleur, les gestes précis, la technicité… mais chaque maladresse était une leçon. Au fil des mois, j’ai gagné en maîtrise et mes petits formats ont rencontré un bel accueil lors des Portes Ouvertes de mon atelier.
Je fabriquais mes propres couleurs avec un mélange de cire d’abeille blanche, une résine végétale naturelle (dammar) et des pigments.
Travaillée à chaud, la cire est appelée « encaustique ». La couleur étalée sur le support (du bois de préférence) sèche aussitôt, conservant le caractère de chaque trait de pinceau.
De la cire chaude à la cire froide : une révélation.
Même si l’encaustique me passionnait, la manipulation d’outils chauffants restait une source d’inquiétude.
En élargissant mes recherches sur les sites anglophones, j’ai découvert aux États-Unis le Cold Wax Medium, ou peinture à la cire froide.
En mélangeant la cire froide à la peinture à l’huile, la règle du gras sur maigre était annulée, ce qui signifie une énorme liberté! Je pouvais désormais non seulement travailler avec de la peinture à l’huile, mais aussi avec du pastel sec et à l’huile, du fusain, des pigments, du crayon, du crayon de cire, etc. et le temps de séchage était plus court qu’avec une simple peinture à l’huile. J ‘ai tout de suite été captivée par cette merveilleuse technique!
Mon parcours avec la cire froide a réellement débuté avec la découverte de l’artiste abstraite Rebecca Crowell. Ce qui n’était au départ qu’une simple expérience s’est rapidement transformée en une pratique enrichissante, me permettant de créer des couches délicates et translucides et de travailler de manière plus instinctive avec la couleur, la texture et la lumière.
Plus besoin de chaleur : la cire demeure souple à température ambiante et se mélange merveilleusement avec la peinture à l’huile .La texture est crémeuse, très agréable à travailler et a la particularité de sécher plus rapidement que la peinture à l’huile.
J’ai ressorti mes tubes, et refait l’inventaire de mes pigments. Le livre de Rebecca Crowell est devenu ma référence et m’a accompagnée dans l’apprentissage de cette nouvelle approche. Les supports utilisés sont le papier huile « ARCHES OIL PAPER » ou des panneaux de bois spécialement traités comme pour travailler avec l’encaustique.
Expérimentations et techniques.
Je suis devenue « addict » à cette technique peu connue en France.
La cire froide m’a ouverte à une grande liberté de gestes et de matières. Superpositions, transparences, textures… J’ai exploré l’usage de spatules, pinceaux, grattoirs et parfois d’objets du quotidien pour créer des effets singuliers. J’ai également intégré d’autres matériaux — sable, poudre, matières minérales — afin d’enrichir la profondeur visuelle de mes œuvres. Peindre, gratter, dissoudre, racler… Couche après couche, la peinture se construit et soudain se révèle ! C’est de la magie !
Parallèlement, j’ai observé le travail d’artistes anglophones et suivi des formations en ligne, notamment avec Marina Teding VB et Paula Dunn, dont l’enseignement m’a encouragée à poursuivre mes recherches plastiques.
Une évolution progressive vers l’abstraction.
Depuis 2023, ma pratique de la cire froide a progressivement fait évoluer mon style. D’abord figuratives, mes compositions se sont orientées vers une expression plus abstraite et intuitive, portée par la matière, la couleur et le geste.
Mes tableaux, plus intimistes, distillent l’essence du paysage en textures subtiles, en jeux de lumière éphémères et en ambiances délicates.
Expositions et partage
Je participe régulièrement à des expositions locales. Ces événements me permettent de faire découvrir cette technique au public et d’échanger avec d’autres artistes. En 2025, j’ai eu la joie de recevoir plusieurs distinctions, dont un prix du public à Ville d’Avray, un prix de la ville à Sèvres et un prix du salon (peinture) à Versailles.
Chaque année, les Portes Ouvertes de mon atelier sont l’occasion de présenter mes nouvelles créations. J’ai également transmis cette pratique lors de mini-stages et de démonstrations, ainsi que sur les réseaux sociaux, où les échanges nourrissent et stimulent ma démarche.
Explorer la peinture à la cire froide a été pour moi une aventure artistique stimulante, faite d’apprentissage, de rencontres et de découvertes. Cette technique a profondément enrichi ma créativité. J’espère que mon témoignage donnera envie à d’autres artistes de s’aventurer, eux aussi, dans l’univers sensible et singulier de la cire froide.